Les journées Portes Ouvertes

2 élèves de Jean Perrin aux Etats Généraux de l’éducation Linh et Alexandre porteront la voix des jeunes pour l’éducation de demain

(actualisé le ) par Roselyne Griffon

Les États Généraux de l’Éducation ont permis l’émergence de propositions autour de sept défis éducatifs :
@ Mieux accompagner les enfants dès le plus jeune âge ;
@ Créer et valoriser des parcours de réussite différents (apprentissage, orientation...) ;
@ Valoriser et accompagner les parents dans leurs responsabilités éducatives ;
@ Adapter l’éducation au monde et aux métiers qui évoluent ;
@ Aider les jeunes les plus fragiles à bien partir dans la vie ;
@ Améliorer la gouvernance de notre système éducatif ;
@ Attirer et fidéliser les talents dans le secteur éducatif ;

Les États Généraux de l’Éducation permettent une grande mobilisation citoyenne pour contribuer à améliorer l’éducation en France. Cette démarche inédite rassemble partout sur le territoire, des citoyens et des acteurs de terrain pour construire ensemble des propositions concrètes en matière d’éducation. Elles seront remises aux pouvoirs publics le 1er juillet 2021 à la Maison de la Radio à Paris.

Ce jeudi 20 mai 2021, nos deux jeunes, invités par l’association Fusion Jeunesse, participaient à l’une des étapes intermédiaires. Ils ont eu la tâche ardue de défendre leurs idées face à 6 autres membres par commission. Sur les 49 membres des 7 commissions, il y avait seulement 4 jeunes.

Linh participait à la commission sur la parentalité. Il s’agit du défi éducatif N°3 des États Généraux. Le thème est : "Comment aider les parents à exercer leur rôle ? "
Les débats permettront de choisir 3 propositions parmi les suivantes :

  • Créer des lieux ressources «  Familles et parentalité  » pour les familles et les
    acteurs éducatifs.
  • Multiplier les ateliers parents, notamment dans les lieux d’éducation.
  • Donner un socle commun de formation à tous les
    professionnels de l’éducation pour renforcer la relation avec les parents.
  • Intégrer «  le travail avec les parents  » dans le temps de travail, la
    rémunération et l’évaluation des acteurs éducatifs.
  • Mieux prendre en compte la parentalité dans les entreprises.
  • Nommer un "référent parentalité" dans les structures scolaires, santé,
    associatives qui accueillent enfants et jeunes avec un rôle de coordination.
  • Lancer une plateforme numérique géolocalisée pour faciliter l’orientation et la
    coordination, contenant les ressources et lieux d’accueil pour les parents et les professionnels.
  • Généraliser un «  parcours parentalité et santé  ».
  • Mettre en place un «  guichet unique  » pour faciliter les démarches
    administratives des parents, notamment pour l’accès aux bourses.
  • Que les familles les plus démunies avec des enfants scolarisés aient accès à des
    tarifs ou crédits internet à prix modéré en fonction des revenus familiaux.
  • Utiliser les médias pour faire découvrir qu’une autre forme d’autorité est
    possible et y acculturer progressivement les parents et la société
  • Apporter du soutien aux parents dès la grossesse et leur permettre de
    développer leurs compétences relationnelles.
  • Créer une aide, indexée sur les revenus, pour faciliter l’accès de tous les
    parents à des espaces d’écoute, d’échanges entre parents, de formation à la connaissance des besoins de l’enfant et aux compétences relationnelles.
  • Créer une aide pour permettre à tous les parents qui le souhaitent, d’accéder
    à des séances de thérapie pour travailler sur leurs blessures d’enfant, quel que soit leur revenu.

Alexandre participait quand à lui à la commission sur la fragilité des jeunes. Il s’agit du défi éducatif N°5 des États Généraux. Le thème est : "Comment aider les jeunes les plus fragiles à bien partir dans la vie ?"
Les débats permettront de choisir 3 propositions parmi les suivantes :

  • Former les équipes pédagogiques aux besoins spécifiques des jeunes les plus
    fragiles et aux formes d’accompagnement appropriées.
  • Mettre en place une école « ouverte » travaillant en partenariat avec les
    familles et tous les acteurs éducatifs locaux dans une démarche inclusive
  • Valoriser le jeune comme acteur de son éducation et de son territoire
  • Développer les interventions de binômes d’enseignants dans les classes
  • Faire de la « Priorité maternelle » une réalité.
  • Former dans chaque établissement un référent « posture soutenante » pour
    mieux accompagner les jeunes en fragilité.
  • Développer des « Tiers lieux de l’éducation ».
  • Diversifier le recrutement des enseignants.
  • Faire de l’orientation une priorité éducative nationale à travers « les cités de
    l’orientation ».
  • Proposer à chaque jeune et famille en fragilité un référent sur qui compter
    dans la durée.
  • Développer des séjours éducatifs en immersion.
  • Que le Ministère de l’Éducation Nationale définisse un protocole d’intervention
    à appliquer auprès de chaque élève en décrochage.
  • Que chaque élève de seconde ait accès à 1 ordinateur proposé à prix modéré
    en fonction des revenus familiaux.
  • Qu’une proportion donnée d’étudiants boursiers soit exigée dans les écoles de
    la Conférence des Grandes Écoles.
  • Que les grandes écoles s’engagent à trouver des solutions de financement
    pour leurs étudiant.e.s boursiers admis à leur concours d’entrée.

Voir tous les défis votés en commission ce jeudi.

Voir en ligne : La charte de l’éducation